Les minimes déroulent face à Antibes

Tout comme celui des cadettes, le groupe minimes a été sensiblement renouvelé avec seulement 4 joueuses de la précédente saison et il partait donc dans l’inconnu face à Antibes.

Après un premier quart temps logiquement hésitant, les joueuses de Fred Jovinac –coachées pour la circonstance par Dédé Narice – ont passé la vitesse supérieure dans le deuxième, « tuant » le match puisqu’elles menaient 38/11 à la pause.

Anastasia Heugebert, encore benjamine la saison dernière, a fait une entrée fracassante dans sa nouvelle catégorie en inscrivant 21 points (dont 3 paniers bonifiés) soit juste 2 unités de moins que la capitaine Anaïs Bensaïd intenable sur son aile. A noter aussi les 18 points d’une Melissa Guillo dont on connaît l’énorme potentiel mais qui pêche parfois par nonchalance. On peut compter sur Fred pour corriger cette lacune ! Enfin, il convient de souligner que les neuf joueuses alignées ont toutes marqué. De quoi mettre cette équipe sur une bonne orbite en vue du premier objectif à atteindre cette saison : la qualification pour le championnat de Ligue. Le test de ce samedi contre Nice CAB sera particulièrement intéressant.

RCMB bat Antibes 83/32 (14/5, 24/6, 19/11, 26/10)

Bensaïd 23, Heugebert 21, Guillo 18, Peano 8, Dumand 4, Siripe 3, Lazzari 2, Chmykov 2, Daccache 2

Roquebrune explose en vol à Villeurbanne (44/102)

5 minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Villeurbanne pour prendre la mesure d’une équipe roquebrunoise apathique et s’envoler irrésistiblement vers un succès qui, au fil des minutes, se transforma en punition, voire en humiliation.

Effondré dans le car du retour, Cyril Lecocq marmonnait : « je n’ai pas souvenir d’avoir pris 60 pts tout au long de ma carrière de joueur et d’entraîneur ».

Ce à quoi René et son bon sens paysan rétorquaient : « mieux vaut en prendre 60 d’un coup que 10 six fois de suite ». Ce qui est, dirons-nous, une façon optimiste de voir les choses.

Une fois par saison, Roquebrune subit ce genre de mésaventure. Pour rester dans un passé récent à Saint Etienne il y a deux ans, à Istres l’an dernier à peu près à pareille époque.

Toujours dans le registre « positivons » (avec beaucoup d’imagination, c’est possible !!!), on dira que cette défaite est trop lourde pour ne pas recéler en elle-même les ferments d’une révolte attendue samedi prochain. Mais là, c’est l’amour que l’on porte à cette équipe qui parle plus que le réalisme froid d’un observateur.

Est-il bien utile de détailler le calvaire des Roquebrunoises face à des joueuses lyonnaises supérieures dans tous les domaines, vitesse d’exécution, adresse, percussion, volonté, cohésion ? Il y avait une classe, un monde d’écart entre les deux équipes ce qui, en soi, n’est pas une véritable surprise dans la mesure où Villeurbanne affiche clairement ses intentions de monter… et s’en est donné les moyens avec un groupe complet dont l’ex-Roquebrunoise Sarah Bohy n’est pas la moindre des pépites avec surtout une exceptionnelle Alexandra Ilvovskaya et une Anne Tchoumba qui ont colonisé la raquette.

La cause était entendue dès la 7ème minute (22/11) et la suite n’a été qu’un interminable chemin de croix laissant prématurément au bord du chemin Adriana et Pauline logiquement sanctionnées à cinq reprises par un duo arbitral qui ne faisait que son boulot.

Dans cet océan de larmes, deux joueuses ont réussi à (relativement) surnager : une Anaïs qui, en termes de combattivité, n’avait rien à envier à ses adversaires et une Marine qui prend décidément de plus en plus de place dans ce groupe. C’est toujours ça.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, Roquebrune va maintenant se coltiner samedi prochain le leader Marseille. « Dis, Cyril, c’est encore loin l’Amérique ? »… « Tais-toi et nages ! ». 

Villeurbanne bat RCM 102/44 (29/15, 20/11, 28/8, 25/9)

Lecocq 10, Tavares 9, Gallo 8, Méité 7, Cappelli 4, Machu 4, Opralova 2, Debarbat.

Roquebrune s’arrache face à St Chamond (72/62)

Pour leur premier match à domicile, les Roquebrunoises n’ont pas seulement remporté un précieux succès. Elles ont surtout  su séduire leurs fidèles supporteurs en pratiquant par instants un alerte jeu de mouvement basé sur un collectif déjà bien en place. Le problème, c’est qu’elles n’ont pas su, dans ces moments « forts », s’assurer un avantage décisif en raison d’une adresse (encore) très moyenne. Ce faisant, elles ont laissé dans le match une équipe de Saint Chamond combattive en diable qui, jusqu’au bout, a pu croire en ses chances. Les visiteuses avaient aussi dans leurs rangs une joueuse (Sandra Laurendon) d’une adresse diabolique à mi-distance (6 paniers bonifiés au total sur guère plus de tentatives) et d’autres percutantes qui perforèrent souvent la défense roquebrunoise.

Il en a résulté un match plein, particulièrement agréable à suivre dirigé avec fermeté par deux arbitres (MM. Bellone et Legrand) qui ont su aussi bien sévir que laisser le jeu s’épanouir et n’ont en aucune façon pesé sur le résultat.

Ce match, ce furent les joueuses de Saint Chamond qui le prirent à leur compte dans les premiers instants, passant d’abord un 6/0 puis menant 8/5 après cinq minutes de jeu. Roquebrune ne jouait pas vraiment mal mais était frappé de stérilité (1/7 à 2 pts, 1/6 à 3 pts !).

Peu à peu, cependant, les joueuses de Cyril Lecocq montaient en puissance et un panier bonifié de la capitaine Heidi Lecocq leur permettait, enfin, de passer en tête (12/10). Egalité à 14 à la fin du premier quart-temps.

Petit événement après 1’30 dans le deuxième quart temps : Cyril lançait Anaïs Tavares qui, à cet instant, n’avait participé à aucun match de son équipe en raison d’une blessure à une cheville. C’est dire que tout le monde était impatient de savoir ce qu’elle pouvait apporter. La réponse a été donnée en très peu de temps : beaucoup ! Il n’a fallu que deux minutes à Anaïs pour inscrire son premier panier officiel et, surtout, séduire le public par sa vivacité et son agressivité (dans le bon sens du mot).

Une hirondelle ne faisant pas le printemps, Roquebrune éprouvait cependant les pires difficultés à se défaire de coriaces Saint-Chamonaises qui répliquaient du tac au tac. 31 partout après 18 minutes et finalement 36/32 en faveur de Roquebrune à la pause, rien n’était fait.

Un « brief » disons… musclé de Cyril dans les vestiaires eut le don d’allumer un incendie se traduisant par un clinquant 8/0 en début de troisième quart-temps (44/32 après 25 minutes). Saint Chamond réagissait et le score faisait du yo-yo (51/39) avant un nouveau coup d’accélérateur et un panier bonifié signé Marine donnant à nouveau de l’air à Roquebrune (56/39). Pas longtemps. La fin du quart-temps était en effet à l’avantage des visiteuses qui revenaient (58/45) et, dans le dernier quart-temps, grignotaient leur retard au point de pratiquement recoller au score (63/60) à trois minutes de la fin en misant sur l’adresse de Laurendon. Alors que l’on commençait à éprouver de sérieuses inquiétudes, Roquebrune retrouvait son jeu de mouvement, contraignant ses adversaires à commettre des fautes. Heidi, Lucie et Isabelle avec une régularité de métronome en profitaient pour mettre définitivement Roquebrune à l’abri d’une mauvaise surprise. Mimi y allait enfin d’un ultime panier pour une victoire 72/62 qui aura rassuré et surtout fait naître des espérances certaines car, manifestement, l’équipe a une bonne marge de progression avec une meilleure adresse et la montée en puissance de certaines joueuses encore en «rodage » pour diverses raisons.

Samedi, ce sera presque « mission impossible » à Villeurbanne et le vrai test se situera dans quinze jours à domicile face à une équipe de Marseille que l’on disait à l’agonie et qui s’est tout simplement installée dans le haut du tableau.

Des nouvelles de Laure Cherubini

La joueuse de St Chamond Laure Cherubini a dû quitter ses partenaires en fin de match en hurlant de douleur. Elle souffre d’une fracture du nez consécutive, soit à un coup de coude donné de façon tout à fait involontaire par une Roquebrunoise, soit à une percussion du ballon. Même les images vidéo ne permettent pas de le déterminer. Il s’agit d’un incident de jeu bien malheureux qui n’a d’ailleurs donné lieu à aucune polémique.

Laure a été immédiatement secourue par Gillou Dal Fabbro qui a fait le nécessaire pour stopper l’hémorragie nasale avant que la jeune fille ne soit transportée à l’hôpital qu’elle a pu quitter quelques heures plus tard afin de rentrer avec ses partenaires.

Isabelle Dal Fabbro a pu avoir de ses nouvelles dimanche après-midi. Laure était… au gymnase en train d’assister à un match. Elle verra dans la semaine un chirurgien pour déterminer la gravité exacte de la blessure. En raison de l’œdème, il est en effet pour l’instant impossible d’en dire plus.

RCM Basket lui présente ses vœux de prompt rétablissement en espérant la revoir en pleine santé lors du match retour prévu en décembre.

Roquebrune bat Saint Chamond 72/62 (14/14, 22/18, 22/13, 14/17).

Roquebrune. Gallo 12, De Lapeyre 11, Meite 10, Lecocq 9, Opralova 9, Tavares 7, Cappelli 7, Machu 7, Debarbat, Chahwan.

St Chamond. Laurendon 18, Floury 16, Jacquemont 10, Doron 7, Poncet 4, Cherubini 4, Relave 3, Poinas, Carreres, Joannes.