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Roquebrune accueille Marseille : oh bonne mère !
Une semaine après un déplacement à La Tronche, nouveau leader du championnat, nos joueuses seront à nouveau confrontés à une sorte de nouvelle « mission impossible » face au Stade Marseillais Université Club.
Reléguées de NF1, les Marseillaises qui avaient perdu quelques joueuses à l’intersaison ont su rapidement se « refaire une santé » au point de figurer un temps parmi les possibles prétendants à la remontée. En fait jusqu’à la 7ème journée où une défaite assez nette à Nice a manifestement stoppé leur élan. Depuis, en effet, elles ont accumulé deux défaites en trois matches, à Saint Jean de Muzols et à domicile face à Saint Etienne. Ces échecs venant après un subi toujours à domicile contre Perpignan les ont fait rétrograder à la 6ème place avec déjà trois points de retard sur La Tronche et deux sur Perpignan et Nice CAB. Autant dire qu’une nouvelle défaite au gymase Valgelata leur ferait perdre les derniers (minces) espoirs de figurer en fin de saison dans les deux premiers de la poule.
Pendant ce temps, Roquebrune tire des plans sur la comète en prévision… du maintien. Avec un solde largement négatif de deux victoires pour huit défaites, il faut bien reconnaître que les perspectives d’avenir ne sont pas des plus souriantes… et qu’elles le seraient encore plus en cas de nouvelle défaite. 11ème et à ce jour premier relégable, Roquebrune n’a qu’un point d’avance sur le trio qui ferme la marche du classement mais n’est jamais qu’à deux et trois points du milieu du classement. C’est dire que tout n’est pas perdu et que l’espoir subsiste de se sauver. Le calendrier des prochaines semaines paraît un peu plus favorable que, par exemple, celui de Montpellier qui précède à ce jour Roquebrune et n’a pas encore affronté les « gros » du championnat (il commence ce soir à La Tronche). Mais il ne faut pas se le cacher : si Roquebrune parvient à se maintenir, ce sera juste, juste. Et il faudra de toute manière réaliser quelques exploits à l’extérieur pour y parvenir !
On n’en est pas encore là et la question que l’on se pose aujourd’hui est des plus simples : Roquebrune a-t-il les moyens de vaincre le SMUC ?
A priori, les stats parlent pour les Marseillaises qui présentent un rapport de points marqués et encaissés de 716/624 (soit +92) alors que Roquebrune est très largement déficitaire (601/750).
Cyril Lecocq l’a souvent martelé à ses joueuses : défense, défense, défense. Et justement le fait que Roquebrune possède aujourd’hui la plus mauvaise défense de la division n’est pas étranger au nombre de défaites et plus encore à cette différence de points qui est aussi la plus négative. Avec un total de 247 ballons perdus en 10 matches (soit une moyenne proche des 25), les joueuses donnent en quelque sorte les clés des matches à leurs adversaires. C’est là probablement un « péché de jeunesse » d’un effectif où la majorité des joueuses ont moins de 20 ans mais qui est rédhibitoire à ce niveau de compétition. On peut aussi l’analyser par des sautes de concentration, voire l’énervement qui gagne certaines joueuses plus fragiles mentalement que d’autres.
En encaissant une moyenne de 75 points par match, Roquebrune ne peut guère espérer de miracles d’autant que l’attaque peine avec une moyenne de 60 points. Les taux d’adresse sont insuffisants… et l’on en revient encore et toujours à la jeunesse de l’effectif. Car ceux qui suivent de près l’équipe voient, à l’entraînement, les joueuses enquiller les paniers dans toutes les positions avec une belle régularité. C’est aussi souvent le cas lors des échauffements d’avant-match. Et puis quand la rencontre débute, la Berezina !
En fait, on a vraiment l’impression que l’équipe a besoin de se rassurer à la faveur d’un beau succès pour pouvoir donner la pleine mesure de ses capacités… en espérant aussi que s’arrête la litanie des blessures ! A La Tronche, Heidi Lecocq est sagement restée sur le banc afin de consolider la guérison de sa cuisse tout comme Lucie Opralova qui soigne sa plante des pieds. La première sera ce soir sur le terrain, la deuxième peut-être, au moins un moment. Elle pourra être relayée pour la première fois de la saison par sa sœur Adriana. Mais attention ! Adriana va certainement constituer un plus. Il serait cependant illusoire de croire qu’elle puisse, dès son premier match, jouer les sauveurs après une interruption de sept mois. Si, déjà, elle parvient à assurer une rotation avec Lucie, ce sera beaucoup.
Alors Roquebrune vainqueur de Marseille ? Si tel était le cas, nul doute que Cyril irait volontiers déposer un cierge auprès de la Bonne Mère… de Laghet !