Archive pour novembre 2008

Roquebrune s’impose avec la manière à Vénissieux (82/58)

C’était le match de la peur, le match de la « mort » dont le perdant n’aurait plus que de minuscules chances d’éviter la relégation. Ce match, les Roquebrunoises sont allées le « chercher » de fort belle façon, réalisant leur prestation la plus accomplie depuis le début de saison avec aussi, pour la première fois, un groupe au complet… ce qui ne veut pas dire à 100% de ses possibilités. Lucie et Adriana ont certes pris part l’une et l’autre à la rencontre – ce n’était encore jamais arrivé – mais certainement pas au top, l’une revenant après une interruption de trois semaines, l’autre retrouvant peu à peu ses marques après une interruption de sept mois ! C’est dire qu’il y a encore une marge de progression… dont Roquebrune aura bien besoin dans les prochaines semaines car si l’équipe a gagné un combat, elle n’a pas pour autant gagné la lutte du maintien !

On l’avait dit dans la présentation de cette rencontre : il fallait à tout prix éviter de laisser les Lyonnaises creuser l’écart et prendre ainsi confiance.

Les Roquebrunoises, concentrées sur leur sujet, appliquées, jouant juste en faisant parfaitement circuler la balle sous l’impulsion d’une (presque) parfaite Marine Reynaud, n’ont en fait subi le match que durant… une minute. Menées 0/2, elles réagissaient immédiatement, contrant sans répit les attaques adverses et faisant – enfin – preuve d’une belle adresse dans les tirs. On passait ainsi à 7/2 en leur faveur (4ème), puis 13/4, 17/5 et 26/11 à la pause. Rien n’était évidemment gagné mais l’affaire était bien engagée.

Et elle l’était encore mieux tout au long d’un second quart-temps parfaitement maîtrisé. Venissieux se heurtait à un mur et la plupart des contre-attaques de Roquebrune faisaient mouche. L’écart ne cessait d’enfler 35/16 (15ème), 46/18 (18ème) avant un baroud d’honneur local dans les dernières secondes de cette première mi-temps (50/25).

Avec 25 points d’avance, Heidi Lecocq et ses partenaires pouvaient envisager assez sereinement la suite des opérations même si le discours de Cyril se voulait d’une prudence de Sioux.

Du coup, Roquebrune poursuivait sa sarabande à l’entame du troisième quart-temps et se mettait définitivement hors de portée, 64/27 (26ème), 70/31 (29ème) et 71/35 au terme des dix minutes.

C’en était quand même trop pour les Lyonnaises qui, dans les derniers instants, retrouvaient quelques couleurs en profitant d’une évidente baisse de régime roquebrunoise. A l’arrivée, un 82/58 quand même sans appel. L’équipe de Cyril Lecocq n’avait jamais marqué autant cette saison et, à part le tout premier match de la saison à Saint Laurent, n’avait jamais aussi bien monté la garde en défense.

Si Mimi (16 points, évaluation à 24) a imposé sa griffe sur le match et si Marine Reynaud s’est imposée en patronne, on retiendra aussi la superbe rentrée de Lucie (9 points, 7 rebonds, évaluation à 14) et les progrès constants d’une Marine Cappelli toujours prompte à dégainer à mi-distance mais surtout présente en défense et percutante en contre. La « chenille » est en train de devenir papillon. On ne peut que s’en réjouir !

Vaincre à Venissieux était la première condition « sine qua non » à remplir dans la perspective du maintien. C’est fait. Il y en a maintenant deux autres, deux matches à domicile consécutifs face à Saint Chamond et Saint Laurent. Ce n’est qu’après que l’on pourra réellement faire les comptes car, au classement, tout reste à faire. Roquebrune est en effet toujours en 11ème position, 1er relégable, à 2 points de… Saint Chamond et Montpellier (auteur de l’exploit de la journée en battant le Nice CAB) et trois de Challes. Bref, les supporteurs n’ont pas fini de souffrir !

Roquebrune bat *Venissieux 82/58 (26/11, 24/14, 21/10, 11/23)

Mimi Meite 16, Marine Reynaud 15, Marine Cappelli 12, Heidi Lecocq 12, Lucie Opralova 9, Pauline Machu 8, Adriana Opralova 4, Laetitia Pailleux 3, Jana Chahwan 3, Melissa Montay.

Les Poussines à l’épreuve de Saint Laurent

Après seulement trois journées de compétition, trois clubs ont déjà pris leurs distances, Saint Laurent, Cavigal et Roquebrune. C’est surtout Saint Laurent qui impressionne avec  une attaque-mitraillette, 163 points marqués, et une défense de fer, 33 points encaissés.

Et c’est justement cet ogre laurentin qui sera en visite aujourd’hui au gymnase Valgelata pour un choc au sommet qui sera probablement déterminant pour la suite de la compétition.

Les petites Roquebrunoises d’Isabelle Miguet ont bien préparé ce grand rendez-vous en allant s’imposer samedi dernier à Golfe Juan sur le score sans appel de 49 à 18. Les Juanaises n’ont en fait tenu qu’un seul quart-temps (5/8) avant de s’effondrer sous les coups de boutoir répétés du duo Emilie Lecocq-Edith Benoist qui a réalisé un petit festival : 22 points pour la première, 13 pour la seconde ! Mais c’est l’ensemble d’un groupe pour la circonstance restreint (l’équipe 2 disputait au même moment une concentration) qui a permis d’obtenir ce joli succès avec la capitaine Lisa Paje-Rius, le petite Melanie Perez-Gauthier excellente dans le maniement du ballon, Leah Medhurst, Morgane Pitzalis et Bijou Seck-Saissi aux grandes qualités physiques. Ce groupe travaille assidûment sous la direction d’Isabelle Miguet et progresse régulièrement. Le test contre Saint Laurent arrive sans doute un peu tôt dans la saison pour un groupe « recomposé » par rapport à celui de l’an dernier avec une moitié de joueuses première année mais il sera de toute manière très instructif.

Roquebrune bat Golfe Juan 49/18 (8/5, 15/3, 14/4, 13/6)

Lecocq 22, Benoist 13, Paje-Rius 8, Perez-Gauthier 6, Medhurst, Seck-Saissi et Pitzalis.

Roquebrune à Venissieux : un match capital

On peut parier qu’il y aura des larmes samedi soir après le match opposant Venissieux à Roquebrune. Des larmes de joie pour les vainqueurs, des larmes de tristesse ou d’amertume pour les perdantes.

Car cette rencontre opposant deux équipes de bas de tableau en lutte pour le maintien s’annonce d’ores et déjà capital. En clair, le perdant, quel qu’il soit, hypothèquera plus que sérieusement ses chances car des écarts significatifs sont en train d’apparaître au classement. Roquebrune, 11ème (et premier relégable) à égalité avec Saint Laurent, se trouve déjà à 2 points de Montpellier, 3 de Saint Chamond et 4 de Challes. Rappelons que le différentiel victoire-défaite n’est que de 1 point. C’est dire que pour combler son handicap, Roquebrune devra dans les prochaines semaines gagner deux matches de plus que Montpellier, trois que Saint Chamond et quatre que Challes. Une défaite à Venissieux ne pourrait qu’aggraver la situation.

Les Lyonnaises tiennent certainement le même raisonnement, elles qui occupent actuellement la dernière place du classement (à égalité avec Castelnau) à 1 point de Roquebrune et Saint Laurent.

Autant dire que la tension sera extrême au gymnase de Venissieux dont les Roquebrunoises ne gardent pas le meilleur souvenir. Elles y avaient en effet subi une lourde défaite en avril dernier lors de la dernière journée du précédent championnat. Les Lyonnaises qui avaient absolument besoin de la victoire pour se sauver (déjà !) avaient plié le match en dix minutes grâce à une combattivité de tous les instants.

Si, à l’époque, Roquebrune avait beaucoup moins de pression puisque son maintien était assuré, il n’en sera pas de même samedi et le fameux « malheur au vaincu » sera particulièrement de circonstance.

Depuis le début du championnat, Heidi Lecocq et ses partenaires ont passé le plus clair de leur temps  à courir après le score et, le plus souvent, ne sont pas parvenues à combler le handicap concédé en quelques minutes de « flottement ». C’est ce genre de situation qu’il faudra absolument éviter à Venissieux. Laisser les Lyonnaises s’installer dans le match et prendre un avantage d’une dizaine de points serait suicidaire avec un tel enjeu à la clef.

On ne se livrera pas cette fois au petit jeu des comparaisons par adversaire interposé. Car, en raison du contexte, cette rencontre aura sa propre histoire et le mental jouera un rôle au moins aussi important que la technique ou le collectif.

Le rôle principal de Cyril Lecocq sera donc d’insuffler à son équipe un « esprit commando » sans lequel il n’y aura pas grand-chose à espérer. Une équipe qui devrait en principe retrouver Lucie Opralova mais celle-ci, absente des parquets depuis trois semaines, ne sera évidemment pas au top. Reste aussi à espérer que sa sœur Adriana ait bien récupérer de son match de reprise samedi dernier qui  avait laissé quelques traces sous forme de courbatures.

Le groupe habituel sera complété par Melissa Montay dont ce sera également le retour et par la cadette Jana Chahwan dont le culot avait séduit à La Tronche.