Archive pour octobre 2008

Un stage d’automne très réussi

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Le premier stage de la saison organisé lors des vacances de la Toussaint a été une totale réussite. Une quarantaine de jeunes joueuses, des Mini-Poussines aux Benjamines y ont pris part ainsi que les Minimes 2 débutantes dont il convient de souligner l’assiduité.Dirigé par Adriana et Lucie Opralova, ce stage a bénéficié de la participation de plusieurs joueuses de l’équipe première, les deux Marine, Pauline, Mimi et Priscilla.Pour la première fois, le stage s’est étiré sur cinq journées et les participantes ont pu déjeuner chaque jour au gymnase grâce à l’équipe des cuisinières-dirigeantes de RCM Basket dont on connaît depuis longtemps le savoir-faire.

Prochain stage lors des vacances de février.

 

Roquebrune-Saint Etienne : pas de droit à l’erreur

On s’attendait à un match difficile à Saint Jean de Muzols le plus souvent irrésistible dans sa salle.

Passe encore la défaite mais les 21 points d’écart (74/53) ont jeté un grand froid sur la petite délégation roquebrunoise présente en Ardèche. Car ce lourd échec vient après celui, encore plus lourd, subi à Istres avec, dans les deux cas, une défaillance collective qui puise ses racines aussi bien dans le physique, le technique… et le mental.

C’est dans ce contexte disons difficile que se situent les deux prochains matches à domicile face successivement à Saint Etienne et Montpellier. Deux matches que les Roquebrunoises n’ont pas le droit de perdre sous peine de s’enliser un peu plus en bas de tableau et mettre le maintien en grand danger.

A vrai dire, ce début de saison difficile, pour aussi préoccupant qu’il soit, n’est ni meilleur ni pire que celui des saisons précédentes. La lutte pour éviter les quatre dernières places menant  - théoriquement -  en NF3 (deux clubs ont été repêchés la saison dernière) va probablement concerner neuf clubs et comme l’an dernier Roquebrune se situe à mi-chemin du paradis et de l’enfer : à 2 points de la 6ème place… et de la dernière. C’est dire que tout peut arriver mais il est bien évident, sachant les difficultés à vaincre à l’extérieur, que Roquebrune est condamné à gagner le plus grand nombre possible de matches dans son gymnase Valgelata. Sur les treize, deux ont déjà été perdus face à Perpignan et Nice CAB mais ces deux défaites ne sont pas trop graves car il s’agit des deux premiers du classement qui gagneront dans d’autres salles. Disons que Roquebrune a encore un « joker » à utiliser contre La Tronche, le troisième larron de la course au titre. Mais il faut absolument gagner les dix autres matches à domicile plus deux ou trois à l’extérieur pour assurer le maintien.

D’où la nécessité de vaincre ce soir Saint Etienne… et cela ne sera pas une partie de plaisir. Pour de multiples raisons. Les Stéphanoises sont même une « bête noire » de Roquebrune depuis de nombreuses années. Et si elles ne peuvent vraiment postuler cette saison à une place dans les deux premiers… elles n’en sont pas très loin. Pour tout dire, l’équipe déploie une « force de frappe » pour le moins inquiétante (deuxième meilleure attaque derrière Nice CAB) sachant de surcroit les difficultés des Roquebrunoises en défense (12èmes sur 14). Heureusement, la défense n’est pas non plus le point fort des visiteuses qui font à peine mieux que nos joueuses dans ce secteur de jeu.

Si l’on ajoute que Saint Etienne occupe actuellement la 4ème place du classement avec un bilan exactement inverse de celui de Roquebrune (5 victoires, 2 défaites), on voit que les données chiffrées « brutes » ne sont pas à l’avantage de l’équipe de Cyril Lecocq.

Restent, pour espérer inverser la tendance, le fait de jouer à domicile et les paramètres psychologiques. Comme il l’avait fait après la déroute d’Istres, Cyril a longuement discuté avec ses joueuses lundi soir. Le dialogue avait porté ses fruits contre Castelnau. Il faut espérer qu’il en ira de même ce samedi contre Saint Etienne.

Le groupe aligné devrait être celui qui avait fait le déplacement de Saint Jean de Muzols avec les deux cadettes Sandy Debarbat et Jana Chahwan. Melissa Montay qui est décidément accablée par la malchance ressent encore des douleurs cervicales après une chute à Six Fours (avec l’équipe 2) et restera au repos. Quant à Adriana Opralova, elle aurait bien aimé jouer contre son ancien club mais le match arrive un mois trop tôt pour elle.

Une chose est sûre : Roquebrune aura besoin ce soir d’un total appui de ses fidèles supporteurs. On parle ici des personnes qui encouragent sans arrêt, pas de celles qui se permettent des commentaires désagréables sur telle ou telle joueuse après un geste technique manqué…

Roquebrune humilié à Saint Jean de Muzols (53/74)

S’il fallait résumer le match en quatre chiffres, ce serait 2, 11, 18 et 47.

2 comme le nombre de tirs bonifiés réussis et 11 celui des tirs tentés. Soit un pourcentage de 18% alors qu’une « honnête » moyenne se situe aux alentours de 30.

18 comme le nombre de tirs réussis et 47 celui des tirs tentés. Soit un pourcentage de 38% alors qu’une « honnête » moyenne se situe aux alentours de 60, sachant que la plus grande partie ce ces tirs tentés l’a été à proximité ou dans la raquette.

Il ne faut pas chercher ailleurs la raison majeure à l’échec de l’équipe roquebrunoise à Saint Jean de Muzols, une équipe paraissant apathique face à la débordante vitalité des Muzolaises qui ont su transformer dans le dernier quart-temps leur succès en triomphe. Il y avait sur le terrain une équipe qui courait, une autre qui marchait. Une équipe qui virevoltait, une autre qui jouait sans la moindre inspiration avec des joueuses statiques ne proposant aucune solution à leur(s) meneuse(s). Une équipe plaçant de rapides contre-attaques gagnantes, une autre engluée dans des systèmes soit mal enregistrés, soit mal appliqués, et de ce fait inefficaces.

Un débat s’est engagé en fin de match entre le coach et l’une des joueuses sur l’efficacité de la défense. Un faux débat. Les 74 points encaissés constituent certes un bilan assez lourd mais quasiment le tiers l’a été dans le seul dernier quart-temps (24) à un moment où, mentalement, les Roquebrunoises n’étaient plus vraiment là. A la pause, on n’en était qu’à 29, un chiffre qui eut été excellent… s’il n’y avait pas eu une totale faillite en attaque avec seulement 20 points marqués. Un point par minute ! Impossible d’espérer vaincre dans de telles conditions. Et dire qu’à l’échauffement tout rentrait. Seulement il n’y avait pas la pression adverse d’une équipe muzolaise loin d’être géniale mais sérieuse, appliquée et combattive, autant d’arguments qui ont fait défaut.

Les 35 points (d’écart) encaissés à Istres pouvaient être considérer comme un « accident de parcours ». Les 22 de Saint Jean de Muzols mettent par contre l’accent sur la fragilité mentale des Roquebrunoises. Parce que, connaissant la valeur individuelle de chacune des joueuses, le gâchis évoqué plus haut a plus des origines « dans la tête » que dans les bras. C’est en fait le problème des équipes qui doutent.

L’analyse détaillée du match prouve qu’il n’y avait pas un tel écart entre les deux adversaires : - 7, -2, -3 lors des trois premiers quart-temps. A la 24ème minute, Roquebrune avait effacé la moitié de son retard à la pause (20/29) pour revenir à seulement 5 points (29/34). Le match aurait peut-être pu basculer à cet instant. Mais les Muzolaises reprirent rapidement leurs dix points d’avance et dans le dernier quart-temps se détachèrent irrésistiblement. Il convient de préciser que le fait que Roquebrune ait terminé les trois dernières minutes avec un cinq composé de Mimi, Priscilla, Marine, Jana Chahwan et Sandy Debarbat (ces deux dernières apparaissant pour la première fois à ce niveau) n’a eu aucune incidence réelle sur l’évolution du score. Lorsque ce cinq fut mis en place, l’écart était d’une vingtaine de points. Il n’évolua pas sensiblement. Ce fut en fait la seule véritable éclaircie de la soirée. Jana a été conforme à son image, capable d’aller défier balle en main les « costaudes » de la défense adverse au point d’obtenir deux lancers et d’en convertir un, son tout premier point en N2. Il y en aura certainement beaucoup d’autres. Quant à Sandy – plusieurs fois appelée en cours de match – elle a confirmé ce que l’on subodorait depuis longtemps : cette gamine est une pépite encore à l’état brut. A elle de se donner les moyens de faire encore mieux.

Une fois de plus cette saison, Lucie a obtenu la meilleure évaluation mais c’est du côté du duo Mimi-Pauline qu’il faut chercher les vraies (relatives) satisfactions. Avec seulement 38% de réussite au tir mais 75% aux lancers francs, Mimi a inscrit 16 points et provoqué 7 fautes adverses tandis que Pauline présente au final la ligne de stats la plus cohérente : 5/8 à 2 points, 3/5 aux lancers francs, 7 rebonds, une passe décisive. Nous avons souvent dit que Pauline, blessée lors du premier match de la saison, ne jouait depuis que sur une jambe (quand elle pouvait jouer !). Retrouvant peu à peu tous ses moyens, elle monte en puissance. Allons, l’horizon n’est peut-être pas aussi noir que cela, n’en déplaise évidemment à Mimi (et Fred) !

Il n’en demeure pas moins vrai que les deux matches à venir à domicile face à Saint Etienne (aïe, aïe, aïe) et  Montpellier seront comme celui disputé voici quinze jours contre Castelnau : cruciaux. Il faudra se mettre « minables » pour les gagner. De ce point de vue, nos joueuses devront s’inspirer de l’exemple des Muzolaises qui, avant de les battre, avaient réussi l’impensable exploit de vaincre La Tronche voici quelques semaines. Comme le disait un jour Michel Platini, le talent c’est 90% de sueur…

Saint Jean de Muzols bat RCM 74/53 (15/8, 14/12, 21/18, 25/15)

Mimi Meite 16, Pauline Machu 11, Lucie Opralova 11, Laetitia Pailleux 5, Heidi Lecocq 5, Marine Reynaud 2, Jana Chahwan 1, Sandy Debarbat, Marine Cappelli, Priscilla Prevot-Darville 2.